C’est vrai, d’un point de vue purement musical, la prestation de Marvin Santiago est pathétique, il faut bien se rendre à la raison. Mais elle est largement tempérée par l’image.
Voir le Sonero del Pueblo, qui souffre très visiblement a quasi chacun de ses gestes, irradiant du bonheur de chanter encore, touché par l’hommage que lui rendent ses jeunes collègues et soutenu par sa femme, c’est beau. Il s’agit d’un assez joli pied de nez contre sa maladie.
Et on pourra toujours se rattraper sur le petit documentaire disponible en bonus, qui s’ouvre par une plena chantée par un Marvin dans la force de l’âge et de son talent.
Bon, c’est vrai, Domingo Quiñones ne chante pas toujours très juste, et Victoria Sanabria a l’air un peu perdue dans le répertoire salsa (alors que le répertoire traditionnel lui convient très bien), mais c’est rigolo de voir tout l’orchestre porter le petit chapeau de paille fétiche de Marvin.
On peut noter d’étranges sauts d’intensité dans la bande son entre les morceaux (les petits speechs de transition n’ont probablement pas été traités de la même façon que les morceaux, en vue de la parution du CD).
Lire également la critique du CD : Tributo al Sonero del Pueblo : Marvin Santiago