La soirée s’ouvre sur un orchestre toulousain, qui fait le spectacle de façon très engagée et sympathique, avec un répertoire de compositions vraiment originales, parfaitement défendues, qui va puiser dans de nombreux styles et rythmes de la musique afro-cubaine : La Charanga Contradanza.

- Photo : Jean-Luc Agathos
Commençant le concert sur les chapeaux de roues, ils vont un peu brûler toutes leurs calories sur les premiers morceaux (la pression de l’événement, sans doute), pour atteindre leur vitesse de croisière par la suite, probablement rassurés par les bonnes réactions du public.
On appréciera particulièrement le fait que certains des musiciens fassent preuve d’une véritable personnalité, donnant une dimension quasi théâtrale à leur prestation. Mention particulière à la très forte présence scénique de la violoniste Sylvie et au "personnage" d’un des chanteurs, Fabian.

- Photo : Jean-Luc Agathos
Bref, une très bonne prestation qui ouvre sur l’un des moments les plus surréalistes que Tempo Latino ait connu.
Après une entrée "à la Johnny", accèdant à la scène en traversant le public, Oscar d’Leon offre au public des arènes (et accessoirement au maire de Vic, ainsi qu’au président du festival) le fruit d’un travail de commande : l’hymne du festival Tempo Latino.

- Photo : Jean-Luc Agathos
Dans les termes "hymne de Tempo Latino", les mots "Tempo" et "Latino" ont visiblement été laissés de côté, au profit de la notion d’hymne. C’est très... martial... bref, maintenant, il va falloir commander un drapeau pour aller avec.
Quand au concert qui suivra, il sera parfait, comme d’habitude avec Oscar : les enchaînements entre les morceaux d’une telle rapidité qu’on à l’impression d’un medley de 2 heures 30 ; l’orchestre qui réagit au doigt, à l’oeil et au froncement de sourcil ; les chorégraphies, les gags, la bête de scène qu’il est à chaque fois...

- Photo : Jean-Luc Agathos
On connaît tout ça par coeur, mais on ne peut que s’en étonner à chaque fois. Petit bémol cependant : rien de nouveau dans le répertoire. Les morceaux, on les connait par coeur. Mais ça n’empêche pas l’émotion d’être là.
En conclusion, on doit se rendre à l’évidence : Oscar (et son orchestre) n’est jamais mauvais. Pas la moindre mesure, pas la moindre note, pas la moindre seconde d’inattention, de relâchement. Une véritable leçon de musique et de vie.

- Photo : Jean-Luc Agathos
Ah si, c’est vrai, l’hymne, qu’il faut supporter une seconde fois en clôture du concert. On l’avait déjà oublié, celui-là !
Musiciens :
Oscar d’Leon, chant et direction
Juan Arenado Silva Bermudez, choeur et guiro
Orlando Mosqueda Hinojosa, claviers
Oscar Jose Reyes Matheus, piano
Gustavo Alfredo Carmona Aldana, basse
Cristobal Antonio Petit Padilla, congas
Omslig Leon, batterie & choeurs
Marlon Naranjo, timbales
Charles Penalver Palacio, bongo
Wilmer Jose Teran Blanco, trombone
Tarcisio Piñango Quintana, trombone
Milgro Luis Pereira Rodriguez, trompette
Julio Manuel Fernandez Barraez, trompette
Andres Felipe Diaz, trompette

- Photo : Jean-Luc Agathos
La Charanga Contradanza :
Aldo Guinart, flûte, saxophone et direction
Victor Ibañez, baby bass, tres et choeurs
Régine Mano, congas et choeurs
André Sutre, piano et synthétiseur
Rodrigo Mosquera, chant, guiro et basse
Tuly Marquez, timbales, maracas et chant
Nicolas Cruzata, chant et cloche
Olivier Caron, trombone
Sylvie Cassagne, violon et choeurs
Etienne Choquet, tres
Fabian Ordonez, chant
Olivier Sabatier, trombone
Fabrice Nicolin, batterie et timbales